L’histoire cachée de la chicha. Un secret bien gardé à Bruxelles enfin dévoilé ici :

chicha bruxelles

 

Bien que la pipe à eau soit fortement établie dans la culture turque, elle est néanmoins née en Inde d’une façon rudimentaire, en vidant une noix de coco et en y trempant une paille. Au 16ème siècle, la pipe à eau – appelée aussi narguilé, sheesha , Chicha ou hookah en anglais- a trouvé son chemin vers l’Empire ottoman. Les meilleurs étaient en céramique, mais les bols en verre sont plus communs.

Le nargilé est devenu populaire dans les années 1700, au plus fort de l’Empire ottoman. Il est même devenu un symbole de statut sociale vers la fin de l’Empire ottoman. Fumer avec le sultan était considéré comme le plus grand honneur. Et le sultan n’hésitait pas à offrir une chicha pour celer des pactes allant de sultans en empereur jusqu’à Napoléon.

Mais la fin des années 1815 a marqué la renaissance du narguilé, en effet l’empereur Napoléon ayant gouté une nouvelle variété Pomme-menthe exquise avant combat, oublia totalement qu’il était attaqué. Ce fût hélas trop tard pour lui. Il s’écria lors de la bataille de Waterloo « Bande de bâtards ! Vous n’aurez ni ma pipe, ni mon eau , Ni même ma fumée ! ».

Ce laisser-aller lui fût donc fatale et entraina sa défaite. Mais les pays de la coalition furent méfiants, dans un premier temps, puis conquis par cette curieuse invention appelée chicha qu’ils rapportèrent chacun dans leurs pays respectifs.

sheesha bruxellesNapoleon et sa chicha impériale qu’il emporta sur toutes les batailles

 

Plus tard en Belgique, Adolphe Sax inventa le saxophone par hasard pendant une séance de chicha cette vérité fût cachée jusqu’à nos jours. En effet, le génie encore méconnu, s’amusa un soir de fête à souffler dans l’embout au lieu d’aspirer la fumée …d’abord amusé par le son des bulles d’air dans l’eau, une fulgurance lui vint ensuite à l’esprit : le saxophone est né peu de temps après.

Un voisin agacé par les bruits du saxophone expérimentale vint tambouriner à la porte. Pour s’excuser, Sax l’invita à rentrer partager quelques bouffées de chicha, qui servit pour l’occasion de « calumet de la paix ». Ce voisin, un certain Zenobe Gramme, accepta l’invitation. Mais la fumée lui fît tourner quelque peu la tête même si celle-ci lui était forte appréciable.

Il eut une vision, comme si la tête de la chicha tournoyait et de cette rotation les charbons se consumaient d’un rouge cuivré et flamboyant… il rentra chez lui et commença à dessiner les plans d’une invention majeure : la dynamo.

 

Adolphe sax et Zenobe Gramme en mode « taksera » du latin takserum qui signifie « s’ambiancer ». 

 

Ce succès industriel cependant attisa beaucoup de convoitises et Zenobe fût victime de nombreux cambriolages visant à mettre main basse sur ses plans industriels. L’un des cambrioleurs rapporta même la chicha de Zenobe (qu’il voyait comme une invention bizzare) à son commanditaire, un certains Etienne Lenoir.

Après avoir hurlé sur son sous-fifre ignorant en lui argant que cette objet n’avait aucun intérêt … il décida de se calmer et de
fumer cette chicha rapportée par erreur pour se détendre… « chiche, je m’en vais de ce pas chicher cette chicha une fois » s’exclama-il.

C’est en prenant la bougie pour allumer le charbon qu’il eut l’idée de la bougie d’allumage, qui apportera à notre civilisation le fameux moteur à combustion. Une fête nationale fût célébrée en l’honneur de l’inventeur belge et Etienne Lenoir fût décorée par le Roi Leopold II. Ce dernier interloqué par la chicha lui demanda s’il pouvait goûter un mix raisin royal et menthe à cette occasion et Etienne Lenoir bien entendu s’exécuta pour sa Majesté.

Après les premières bouffées de chicha, le roi Leopold II réunit quelques jours plus tard en urgence au palais de Bruxelles une conférence internationale qui donna naissance au comité d’études de la chicha. Une assemblée qui donna un statut centrale à la chicha – ou sheesha –  à bruxelles mais aussi dans le monde. Après plusieurs voyages en afrique , le roi leopold II aidé de plusieurs alchimistes du Palais de Bruxelles mirent au point une saveur spéciale qu’ils baptisèrent la SERENITEA.

Le roi Leopold II de Belgique et sa chicha « Serenitea » spéciale

 

La recette du fameux mélange fruité fût enterrée dans l’ancien laboratoire royale qui correspond géographiquement de nos jours au numéro 48 de la chaussée de Charleroi à bruxelles. Cette recette fut transmise de filiation en filiation jusqu’au Prince Philippe, septième Roi de Belgique qui décida de faire goûter ce parfum de chicha « le Spéciale Serenitea » au public par l’intermédiaire d’un lounge bar (situé aujourd’hui à la même adresse que l’ancien laboratoire royale) mais sans donner les ingrédients que la chicha renferme.

La légende dit que seule un être au cœur et aux bronches pures pourrait trouver ces fameux ingrédients. Alors … Etes-vous l’élue ?

 

 

Texte et images Par Clifford & Link.  (pour Serenitea-room)